• Olivier

On Gaku, notre rock : le plus punk n’est pas celui que vous croyez

Mis à jour : 4 nov. 2020

Avec une animation peu aboutie en apparence, l'atmosphère du film évoque par son rythme un Fabcaro japonais...



L'HISTOIRE

Un jour d’été, un trio de lycéens marginaux qui n’ont jamais touché un instrument de musique de leur vie décident de créer un groupe de musique.



LA BANDE-ANNONCE


On Gaku : notre rock adapte le manga Ongaku de Hiroyuki Ohashi. Trois lycéens japonais, un peu délinquants sur les bords décident de former leur groupe de rock nommé “Kobujutsu”, alors qu’ils n’ont jamais touché un instrument.


On commence à avoir l’habitude, mais les potes de chez Eurozoom sont bien souvent dans les bons coups. Présenté dans la sélection Contrechamps du festival d’animation d’Annecy, On-Gaku est une jolie pépite de cinéma indé japonais comme on aimerait en voir plus souvent pour nous remonter le moral.



Le héros du film, Kenji, est assez énigmatique. Lycéen qui n’en a pas l’air (crâne rasé, petite moustache), il transpire le flegme doublé d’une certaine mélancolie. C’est quelqu’un qui ne comprend pas bien ce que la vie pourrait offrir, et se contente de tuer le temps en attendant l’inverse. Même sa réputation de loubard ne semble pas très crédible, et sûrement exagérée du fait de son stoïcisme qui poussent les autres (et le spectateur) à inventer son personnage. En cela, et physiquement bien sûr, il rappellera aux weebs du coin le Saitama de One Punch Man. Même vibe.


Et cette attitude est transcrite habilement dans l’esthétique du film, puisque les plans s’éternisent autour du héros et sa lenteur chronique ; au point que c’en devient tordant. Une scène notamment de gros plan à un moment pivot du film sur le visage de Kenji peut faire croire à une erreur tant la pause est longue… Mais elle souligne ainsi habilement l’importance du moment, tout en rendant le visionnage ultra hilarant.

Ce calme ambiant, ce cinéma flegmatique se transforment cependant lorsque la musique entre en scène. Là c’est l’explosion totale, le contraste est saisissant. Kenji et ses deux amis ne savent absolument pas jouer, volent des instruments et se trompent en route (ils jouent avec deux basses et n’ont pas de guitare), et pourtant. Et pourtant. Quand ils jouent ensemble, c’est comme si le sens de la vie se révélait à eux.


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